HAPPYLAB

UNE DIGRESSION ARTISTIQUE TRICOTÉE PAR L’ENSEMBLE DES CLASSES DU LEGTA DE MONTARDON EN VUE D’UN MINI-FESTIVAL EXPÉRIMENTAL DE FIN D’ANNÉE : LE HAPPYLAB, clin d’oeil au thème national des BTSA, le bonheur.

 

 »Les p’tits bonheurs » est un projet mené en classe de Terminale Bac Techno STAV dans le cadre du module M1  » Construire et partager une culture artistique » d’octobre 2016 à mai 2017 en partenariat avec l’association Accès(s) de Billère. Un projet conduit par Armelle Rosmann

Cette action s’inscrit dans une démarche de découverte des arts visuels et de création.

Partant de l’idée du bonheur, et plus précisément de ce que représentent pour eux les bonheurs simples et quotidiens, les élèves ont développé en petits groupes un projet plastique ou audiovisuel.

Dans la forme, les productions ont couvert un champ vaste ; 5 projets ont ainsi vu le jour :

  •  »la maison ronde » : une représentation du bonheur tout en rondeur et en douceur faisant appel à nos sens, chaque sensation étant associée à un lieu ou une pièce,
  •  »pour vivre heureux, vivons cachés » : une maquette de maison habitée de petits personnages qu’il était possible d’observer dans des scènes intimes par de  »petits trous » tel un voyeur,
  •  » Keep calm et play games  » : des scènes tournées en stop-motion dont les personnages principaux sont des jeux, jouets et friandises… bonheur de l’enfance,
  •  » Des p’tits bonheurs, infiniment grands » : un ensemble de capsules vidéo jouant sur le décalage,
  •  »Tito déco : comment concevoir une habitation harmonieuse  » :, une courte fiction parodiant les émissions de bien-être et de décoration.

La diversité des formes fait écho à la variété de tons.

Les productions ont été regroupées et présentées en un seul lieu,  »la salle des p’tits bonheurs » aménagé afin de créer un cadre convivial et décalé.

A travers le projet  »Les p’tits bonheurs », les élèves ont ainsi pu s’approprier différentes approches ( sociologiques, culturelles, philosophiques) du bonheur et les réinterpréter sous une forme autre que littéraire. Ce projet leur a permis aussi, en fonction, de leur sensibilité de se tourner vers des modes d’expression plastiques et visuels souvent nouveaux pour eux.

 »Les p’tits bonheurs » a permis d’initier un partenariat avec l’association Accès(s) qui devrait se poursuivre l’an prochain.

« Ricochets »

La classe de BTS 1 Productions Animales, dans le cadre du module de communication visuelle M22 a réalisé une série de portraits intimes et fragmentés, mais reliés les uns aux autres, comme des ricochets, un projet d’art singulier permettant aux étudiants d’exprimer en totale liberté, leur parts de rêve et d’inconscients, d’exploration d’un imaginaire qui ne leur fait pas tant défaut que cela… Un projet conduit par Corinne ROIG.

 

« Les sages », totems jardiniers en éléments de recupération, imaginés par les élèves de seconde en EATDD et installés tels des fétiches dans le jardin pédagogique de l’exploitation :

 

« Happy mashup »

Un atelier vidéo avec la cumamovi

 

Durant toute l’année, les élèves ont, dans le cadre du M5, participé à une recherche assez complexe de sources audio-visuelles variées, en lien avec les cours d’ESC sur la transmission d’informations via le net, entre déontologie journalistique et théorie du complot, il s’est agi de décrypter avec l’aide d’un professionnel de l’image, l’origine des différentes sources, et la circulation de ces informations. Très vite le débat s’est nourri de la grande récolte de documents trouvés, de la signification de ces images dans leur contexte et du sens nouveau qui peut en résulter lorsqu’on réfléchit à l’organisation de celles-ci notamment au travers du montage. Médéric Grandet, intervenant réalisateur est venu présenter son travail, ses réalisations, avant de lancer les élèves sur leur propres créations. Beaucoup de visionnements de tous supports visuels ont été réalisés et commentés en classe, les choix ont souvent été ceux des élèves, ce qui a vraiment enrichi le projet et lui a permis d’être une source d’interactions pédagogiques dans tous les sens !

Des ateliers techniques ont été proposés aux élèves lors d’une demi-journée d’immersion dans les nouveaux locaux de la CUMAMOVI au collège de l’innovation, Pierre Emmanuel. Ils ont ainsi découvert et utiliser la mashup table, invention ludique électronique sortie tout droit d’une invention de Méliès, qui permet de faire un montage instantané en mixant sons et images instantanément. Ils ont également expérimenté la pixiliation et autres techniques d’incrustations. Autant dire que la magie a opéré, les élèves ont été ravis.

La table mashup ! What is it ?? Mashup provient de l’anglais et pourrait se traduire littéralement par “faire de la purée”. Il s’agit d’un montage d’images et de sons tirés de diverses sources, et qui sont copiés, collés, découpés, transformés, mixés, assemblés… pour créer une nouvelle œuvre. Le Mashup connait un succès grandissant notamment en raison du développement des outils informatiques et de l’accès à des contenus préexistants. Il explore les nouvelles pratiques de création audiovisuelle et a vu l’émergence d’une multiplicité d’œuvres inventives. Cette technique est un excellent moyen d’initiation permettant aux jeunes de se réapproprier des images de façon nouvelle et d’appréhender la création et le montage de manière décomplexée.

Créée par Romuald Beugnon, réalisateur et bricoleur ingénieux, issu d’une famille où on est magicien de père en fils depuis six générations cette table permet un accès intuitif et ludique au montage vidéo, le tout dans une perspective collaborative.

Sélectionnez vos images, vos musiques, mélangez, mixez, ajoutez votre voix… et votre mashup est prêt ! Pas d’ordinateur (visible), pas de technique à apprendre : posez simplement vos images sur la table MashUp et laissez vos mains guider votre créativité.

« On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » Pierre Desproges 

Les élèves ont ensuite réalisé un projet de film de montage plus abouti où il fut question de renverser le sens initial d’images préexistantes en ajoutant des voix off enregistrées d’après leurs propres textes et voix. Une expérience riche en débats, où la question du sens, de l’authenticité et du contexte médiatique de la diffusion d’images a été explorée dans la pratique in-situ. La problématique de la théorie du complot et de la facilité à falsifier des sources a été vécue par les élèves de façon pratique, sérieuse mais aussi ludique et décalée. Les élèves comprenant ainsi par la création elle-même, les dimensions manipulatoires de l’image, la prise en compte du contexte de diffusion et du public. Un projet conduit par Lara GUILLAUD.

+ d’infos sur la table mashup : http://www.mashuptable.fr

+ d’infos sur le mashup : https://www.mashupcinema.com/fr/accueil-cinema/

La projection des vidéos a eu lieu lors du happylab, le 23 mai, évènement réunissant l’ensemble de la communauté éducative, lycéens et étudiants, mais aussi public extérieur. L’exposition s’est enrichie également d’une participation artistique des BTS aménagements paysagers ayant travaillé sur un montage audio de témoignages sur le vif, montés et mis en musique par les élèves de l’option « arts du son », des esquisses paysagères sur le thème « paradis perdus, jardins retrouvés »… mais aussi une lecture mise en scène de textes de Philippe Delerm.

Les Bloody Brown, groupe de rock quasi-mythique du lycée a clôturé le spectacle… N’hésitez pas à les suivre ou acheter leur dernier CD ! https://www.facebook.com/BloodyBrown/

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